Assemblée générale 2025

Hier, le 26 mars 2025, a eu lieu l'Assemblée Générale annuelle de la Fédération suisse pour le service civil CIVIVA à Berne. CIVIVA a réélu son comité, avec un nouveau membre, Lukas Stoffel. Elle s’est également préparée pour une année qui s’annonce combattive.

CIVIVA se réjouit d’avoir réélu son comité, composé d’Annina Grob, Heinz Bäbler, Lukas Sägesser, Martin Weder, Piet Dörflinger, Zeno Casella, ainsi que d’un tout nouveau membre, Lukas Stoffel, ancien collaborateur de l’office fédéral du service civil de 2003 à 2020. La Fédération a remercié Luc Arnold, son caissier, qui a fait ses adieux, et nommé Mathieu Senn, membre du comité réélu en 2024 pour 2 ans, pour lui succéder aux finances. « Le service civil est attaqué massivement et cela continuera en 2025. Nous nous réjouissons de l’engagement du comité pour la défense des intérêts des civilistes et des établissements d’affectation. » félicite Priska Seiler Graf, co-présidente de CIVIVA et conseillère nationale (PS). 

En effet, la Fédération suisse pour le service civil s’oppose à plusieurs objets et révisions qui nuiraient gravement au droit à un service civil de remplacement. Tout d’abord, la révision de la loi sur le service civil. Les mesures proposées dans le message du Conseil fédéral du 19 février 2025 remettent en question les principes de base du service civil. Avec la révision proposée, des principes tels que l'égalité de traitement de toutes les personnes astreintes au service ou le droit de faire valoir à tout moment un conflit de conscience sont mis à mal. Fabien Fivaz, co-président de CIVIVA et conseiller national (VERT-E-S), doute que le projet ne résiste devant la Cour européenne des droits de l'homme : « Le nombre minimum de 150 jours de service exigé n'est pas compatible avec le principe d'égalité de droit. Cette mesure obligera les personnes astreintes à effectuer jusqu'à 37,5 fois plus de temps de service civil que de service militaire ». La Fédération se préparer à lancer un référendum contre ces modifications. 

Ensuite, le 28 janvier 2025, la Commission de la politique de sécurité du Conseil national a adopté un postulat demandant la réintroduction de l'examen de conscience. Elle met ainsi à mal 30 ans de luttes pour les droits des civilistes. Enfin, cette même Commission demande par une motion l'introduction immédiate d'un service de sécurité obligatoire. Sous le couvert d'un prétendu problème d'alimentation de l'armée et de la protection civile, on tente de torpiller le service civil. Pour la Fédération suisse pour le service civil CIVIVA, ces reculs sont inacceptables et elle fera tout en son possible pour les stopper.