L'avenir de l'obligation de servir

Dans le cadre de la série de discussions «Basel im Gespräch», le secrétaire général de CIVIVA Nicolas Goepfert, la conseillère nationale socialiste Priska Seiler Graf (CPS-CN), le commandant de corps Daniel Baumgartner (chef du commandement de l’Instruction de l’Armée suisse) et le journaliste et membre de la Société des officiers des deux Bâles Christian Keller se sont rencontrés le 27 février dernier pour discuter de l'avenir de l'obligation de servir. Comme d'habitude, les membres de l'armée ont profité de l'occasion pour nous servir une fois de plus leur argumentaire périmé. Le journaliste du Journal de Bâle brandissait la hache de la guerre froide, quant à Baumgartner, il a tout bonnement déclaré: «Si mon fils devait une fois faire du service civil, on aura un problème tous les deux.» Goepfert et Seiler Graf n'éprouvaient quant à eux aucun problème face aux deux hommes et, comme d'ailleurs le prêtre, journaliste et modérateur de la rencontre Frank Lorenz, ont refusé de glisser vers une rhétorique de rivalité entre le service civil et l'armée. Malheureusement, les membres de l'armée n'ont pas su en faire autant: ils se sont donc illustrés une nouvelle fois en fraction d'objecteurs à la discussion qui, sous un grondement verbal stérile, se dérobent à leurs responsabilités face à l'évolution de l'obligation de servir.